PRIXY

Pourquoi nous construisons PRIXY

Ce qu'on trouve insupportable dans la recherche de produits en ligne, ce qu'on veut mettre à la place, et ce qu'on refuse de faire pour y arriver. Premier billet.

8 septembre 2026

AuteursPrixy Group
9 min de lecture

C'est le premier texte publié ici, alors autant commencer par le commencement : pourquoi ce produit existe, ce qu'on veut qu'il devienne, et ce qu'on s'interdit en chemin.

Le problème qu'on trouve insupportable

Chercher un produit en ligne aujourd'hui, c'est faire le travail du vendeur. On ouvre huit onglets, on coche des cases dont on ne comprend pas la moitié, on compare des fiches techniques qui ne répondent pas à la question qu'on se pose vraiment — est-ce que ça va me convenir, à moi, dans ma situation ?

Le pire, c'est que les outils existants supposent que vous savez déjà. Ils demandent une marque, une catégorie, une fourchette. Or la plupart des recherches ne commencent pas par un mot-clé : elles commencent par une gêne. « Il me faut quelque chose pour dormir dans le train. » « Je veux offrir un truc à quelqu'un qui cuisine, sans dépasser cinquante euros. » Aucune de ces phrases ne rentre dans un formulaire.

On voulait pouvoir écrire ce qu'on cherche comme on le dirait à quelqu'un.

Ce qu'on veut construire

Une seule chose, en réalité : un endroit où vous décrivez ce que vous voulez en langage courant, et où vous recevez une sélection courte, déjà triée, avec le prix et le vendeur. Pas un catalogue. Pas une liste de mille résultats classés par pertinence supposée. Une poignée de propositions, et la raison de chacune.

Le travail de traduction — passer d'une phrase à des critères — doit se faire de notre côté. C'est notre métier, pas le vôtre.

Où on en est

Ce qui fonctionne aujourd'hui : la recherche par description, avec extraction du budget, de l'usage et des contraintes ; le suivi de produits et les alertes quand un prix passe sous un seuil que vous fixez ; les listes ; et une application de bureau en plus du site.

Ce qui ne fonctionne pas encore bien : les catégories où le vocabulaire est flou — le mobilier, l'électroménager d'entrée de gamme, tout ce qui se vend sous des dizaines de noms différents. Quand la description d'un produit est pauvre, notre tri l'est aussi. On le dit ici plutôt que de vous le laisser découvrir.

Ce qu'on refuse de faire

L'ordre des résultats ne se vend pas. Aucun marchand ne peut payer pour remonter dans une liste, et il n'existe pas de position réservée. Le jour où ça changerait, ce serait écrit ici avant d'être appliqué.

Prixy se rémunère par l'affiliation : quand un achat passe par un lien de la plateforme, une commission peut nous revenir. Elle ne modifie pas le classement. Vous avez le droit de le savoir, et c'est pour ça que ça figure dans un article plutôt que dans des conditions générales.

On ne fabrique pas non plus de données. Pas de « plus que 3 en stock » inventé pour presser, pas d'avis de complaisance, pas de prix barré construit pour faire croire à une remise. Si une information n'existe pas, elle n'est pas affichée.

Vos données

Elles sont hébergées dans l'Union européenne. Les clés du modèle et de la base n'existent que côté serveur — ce qui est envoyé à votre navigateur ne les contient pas. Le détail, y compris ce qui n'est pas encore fait, est dans un autre article de ce journal.

Ce que sera ce journal

Un endroit où on raconte ce qu'on ajoute, ce qu'on retire et pourquoi. Y compris quand on se trompe : les décisions qu'on a prises puis annulées sont souvent plus instructives que celles qui ont marché du premier coup.

Il n'y aura pas de rythme imposé. On publiera quand il y a quelque chose à dire — c'est la seule manière de ne pas remplir une page pour la remplir.