Vous fixez un prix, vous fermez l'onglet. Le reste est notre travail : surveiller, ignorer les fausses baisses, et n'écrire que le jour où ça vaut le coup.
16 juillet 2026
Une alerte de prix est facile à construire et difficile à rendre supportable. La partie technique tient en trois lignes : on relève un prix, on le compare à un seuil, on prévient. Tout le travail est ailleurs — dans ce qu'on décide de ne pas envoyer.
Le prix barré est un procédé courant : on affiche un prix de référence élevé, rarement pratiqué, pour faire paraître le prix courant comme une remise. Une alerte naïve se déclencherait à chaque fois.
C'est pour ça qu'un seuil que vous fixez vous-même vaut mieux qu'un pourcentage de remise. « Préviens-moi sous 200 € » est vérifiable ; « préviens-moi à −30 % » dépend d'un prix de référence que vous ne contrôlez pas.
Vous fixez un prix, vous fermez l'onglet. C'est tout ce que vous avez à faire.
Certains prix bougent plusieurs fois par jour. Sans précaution, un produit qui passe de 201 à 199 puis remonte enverrait deux courriels avant midi. Une alerte qui se répète devient une alerte qu'on ignore, puis qu'on désactive.
Le seuil est franchi, et le prix tient. Le produit est réellement disponible — un prix imbattable sur un article en rupture n'est pas une bonne nouvelle. Et vous n'avez pas déjà été prévenu pour la même baisse.
Le reste est du bruit, et le bruit coûte plus cher qu'il ne rapporte : une notification de trop et c'est toute la fonction qui perd sa crédibilité.
Vous recevrez moins de messages que ce qu'un outil de veille classique enverrait. C'est délibéré. L'objectif n'est pas de vous tenir informé des variations, c'est de vous prévenir le jour où il y a quelque chose à faire.